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32,00 €

Valérie Belin

Les Images intranquilles

144 pages
21 x 26 cm
Relié, cousu, toilé
Textes de Clément Chéroux et Larisa Dryanski
Entretien de Valérie Belin et Roxana Marcocci
Langue : français / anglais
Parution : 2015
ISBN 979-10-90490-74-1
Coédition Éditions Dilecta / Centre Pompidou

Le travail photographique de Valérie Belin met en lumière un dispositif particulier qui n’est pas sans rappeler l’art minimal américain. Plusieurs thématiques se dessinent au fur et à mesure des séries, la surface des choses inanimées ou celle des êtres, le temps figé, voire pétrifié et la question de l’identité. Son œuvre provoque une impression de doute et d’inquiétante étrangeté. L’exposition au cabinet de la photographie du Centre Pompidou propose de confronter les séries de la photographe entre elles. C’est pour elle l’occasion de présenter pour la première fois la série des « Supermodels », une lecture renouvelée des célèbres « Mannequins », qui explorent les différentes représentations du réel et du fantasme, empreintes d’abondance et d’onirisme.

« Cette culture de l’oxymore se traduit dans la structure même du travail de Belin. Le sentiment d’étrangeté qui en émane est le résultat d’une tension assez systématique entre des sujets appartenant à un environnement quotidien et une façon de les traiter qui les rend inquiétants. […]

Par-delà ces sujets clairement associés à l’univers de l’inquiétude, ce sont surtout des états d’incertitude caractéristiques de l’Unheimliche qui intéressent Belin. Devant la plupart de ses séries impliquant une représentation humaine, le regardeur ne peut s’empêcher de se demander s’il est face à une personne réelle ou à une effigie fabriquée. C’est particulièrement le cas avec ses « Michael Jackson » : s’agit-il d’authentiques sosies ou d’une collection photographique réunissant des statues de cire, plus ou moins ressemblantes, de tous les musées Grévin et Tussauds du monde ? L’artiste aime cultiver cette ambiguïté. Dans son travail, tout semble être mis en oeuvre pour réifier l’humain […].

L’inquiétante étrangeté qui est à l’œuvre dans le travail de Valérie Belin […] ne se loge ni dans l’imagination, ni dans la réalité, mais habite le monde des images à l’heure postmoderne.
(Clément Chéroux, p. 21-25)

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